Elie Domota, le leader du LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon) à la tête du mouvement sociale qui a commencé au mois de janvier 2009 en Guadeloupe.
Né en 1967 en Guadeloupe, Elie Domota est fils d'un père charpentier et d'une mère femme de ménage dans une cantine scolaire. A cause de son origine modeste et de la profession de son père, ses proches le surnomment Moïse.
Avec ses parent, ses 4 frères et sa soeur, Elie Domota vit dans un quartier populaire de la ville de Basse-Terre. Dès l'âge de 14 ans il intègre les Jeunesses Ouvrières Chrétiennes, démontrant son tempérament militantiste.
Pour poursuivre ses études comme la plupart des guadeloupéens, il doit quitter son île pour s'inscrire à l'IUT de Gestion de Grenoble. Il passera ensuite une maîtrise d'administration économique et sociale et accomplira un troisième cycle d'urbanisme.
Elie Domota décide de rentrer en Guadeloupe en 1991 et devient directeur adjoint de l'ANPE. Il se retrouve donc directement confronté au problème du chômage en Guadeloupe qui atteint aujourd'hui 22% de la population active. Dans le même temps il devient secrétaire général de l'UGTG, le principal syndicat de la Guadeloupe.
C'est très symboliquement qu'il déclenche la grève en Guadeloupe le 20 janvier 2009, au moment de l'investiture de Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis. De cette manière il dénonce le pouvoir des blancs sur les noirs aux Antilles.
Pour montrer son appartenance au peuple guadeloupéen, Elie Domota s'exprime le plus souvent en créole dans les discours qu'il adresse à ses partisans.
Quand certains accusent le LKP de choisir le rouge comme couleur rappelant la lutte des marxistes, il rétorque que c'était la couleur qu'avaient choisi les insurgés en Haïti pour lutter contre Napoléon qui avait rétabli l'esclavage dans les colonies.
Pour le moment Elie Domota et le LKP tient tête face au gouvernement et accuse l'État de vouloir “tuer les Guadeloupéens” en envoyant des renforts de gendarmes, provoquant l'embrasement de l'île.